Tata, goudou et Dalida

Chansons gaies, tous les mardis a 20h.
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Tata, goudou et Dalida

—emission50

Filles à pédés.

C’est les vacances ! On revient le 29 mai.

En attendant, voici un épisode spécial « filles à pédés », avec :

Electric Six - Gay Bar
Zazie - Adam et Yves
Vii -  Ton goût des garçons
Katy Perry - Ur So Gay 
Camelia Jordana - Non non non (écouter Barbara)
Kelly - Il aimait les garçons 

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Tata, goudou et Dalida

—emission49

Judy Garland and Barbra Streisand - Get Happy / Happy Days Are Here Again.

Il fut une époque lointaine où les mash-up s’appelaient encore des medleys, les rires enregistrés étaient l’exception, et Judy Garland avait sa propre émission de télévision. Hélas, CBS y met fin après un an d’antenne et 26 épisodes, dont certains deviendront des classiques. L’émission de Noël, par exemple, sera maintes fois parodiée.

Le principe est simple : Judy Garland, ex-star de comédie musicale, alterne chansons et sketches, avec ou sans invités, pendant une heure. Dans le neuvième épisode, diffusé le 6 octobre 1963, elle invite entre autres une jeune artiste prometteuse, qui vient de sortir son premier album et d’obtenir le rôle titre de Funny Girl à Broadway : Barbra Streisand.

Judy Garland a notamment l’idée d’un duo qu’elle propose au directeur musical de l’émission, Mel Torne : Judy y interprète un de ses grands titres, Get Happy, et Barbra ce qui est à l’époque son unique single, Happy days are here again. L’enregistrement de l’émission est si bon que l’épisode est monté en vitesse et diffusé à peine deux jours après avoir été tourné.

L’on dit souvent que l’émotion provoquée par la mort de Judy Garland explique pourquoi, dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, une descente de policiers comme il y en avait plein, dans un bar gay new yorkais, a conduit aux émeutes de Stonewall. On commémore chaque année cette nuit au travers de la joyeuse gay pride, rassemblant trans, pédés, gouines et leur amis ailleurs que dans un bar sombre le samedi soir de 23h à 2h, au grand jour.

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—emission48

Baccara - Parlez-vous français ?

L’eurovision doit tout au Luxembourg : les participations de France Gall, Jean-Claude Pascal, Nana Mouskouri, Michèle Torr, entre autres, et les 5 victoires du pays au concours, l’ont rendu indissociable de l’image gay kitsch de ce dernier.

En 1978, c’est Baccara, un groupe de disco espagnol, qui représente le Luxembourg avec une chanson en français, dont nous n’avons pas encore compris toutes les paroles. « Parlez-vous français ? » ne terminera que septième de la compétition, le groupe se séparera au début des années 80, mais le mal était fait : la chanson servira de générique à pédérama, et Maria et Mayte de modèles à toute représentation en playback.

L’arrêt de la participation du Luxembourg à l’eurovision depuis 1994, pour causes budgétaires, est à ce jour l’échec le plus cuisant du lobby gay sur un sujet pourtant capital ; nous le déplorons fortement.

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—emission47

Bruce Springsteen - Streets of Philadelphia.

Après avoir réalisé un film sur une transsexuelle psychopathe qui assassine des femmes pour s’en faire une robe, Jonathan Demme tente de rattraper le coup avec Philadelphia, premier film mainstream à parler du sida. Dix ans après la découverte du virus, et dans un contexte cinématographique larmoyant — La liste de Schindler, et La leçon de piano sortent la même année — Philadelphia raconte l’histoire d’un avocat pédé et séropo licencié abusivement par son cabinet.

En 1994, l’Académie lui décerne deux Oscar : celui du meilleur acteur qui joue un pédé séropo alors qu’il est hétéro et séroneg, pour Tom Hanks, et celui de la meilleure chanson originale, pour le générique d’ouverture.

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—emission46

Franz Ferdinand - Michael.

Groupe écossais trop diffusé sur Europe 2, Franz Ferdinand s’est permis, dès le début de leur carrière, le luxe du single homoérotique à prénom, dans la lignée du Lola des Kinks. Aujourd’hui au purgatoire du rock des années 2000, Franz Ferdinand devrait d’ici quelques années, nous n’en doutons pas, faire l’objet de nombreuses reprises par des groupes de lycéens à peine pubères ne comprenant pas un traître mot de ce qu’ils chantent.

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